Guide assurance emprunteur

Assurance emprunteur et diabète de type 1 : emprunter avec un diabète insulino-dépendant

Le diabète de type 1, traité par insulinothérapie intensive depuis l'enfance ou l'adolescence, est un profil que les assureurs spécialisés savent évaluer. Avec un équilibre glycémique correct et l'absence de complication, des solutions satisfaisantes existent dans la majorité des cas. La loi Lemoine peut même dispenser de tout questionnaire médical.

Bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, une solution en délégation d'assurance existe.

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Rédigé par Valtya Relu par notre expert sélection médicale et risques aggravés

Publié le
01 avril 2026
Mis à jour le
08 mai 2026

Présentation médicale

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire détruit les cellules bêta du pancréas, entraînant une carence absolue en insuline. Il nécessite une insulinothérapie à vie, par injections pluriquotidiennes ou par pompe à insuline (CSII).

Les progrès technologiques des dernières années ont transformé la gestion quotidienne du diabète de type 1 : capteurs de glucose en continu (CGM), pompes à insuline connectées, boucles fermées hybrides (pancréas artificiel). Ces outils permettent d'atteindre et de maintenir un équilibre glycémique auparavant difficile à obtenir.

L'équilibre est évalué par l'HbA1c, mais aussi de plus en plus par le temps dans la cible (TIR, Time in Range). L'enjeu au long cours est la prévention des complications microvasculaires (rétinopathie, néphropathie, neuropathie) et macrovasculaires (risque cardiovasculaire).


Impact sur l'assurance emprunteur

Le diabète de type 1 est un profil légèrement plus complexe que le type 2 aux yeux des assureurs, en raison de l'ancienneté souvent plus longue de la maladie et de la dépendance à l'insuline. Mais avec un bon équilibre et l'absence de complication documentée, des solutions satisfaisantes existent.

Ce que vous pouvez attendre selon votre situation :

  • HbA1c ≤ 8 %, pompe ou multi-injections, bilan de complications normal, pas d'hypoglycémie sévère récente : surprimes de 50 à 150 % en délégation d'assurance, couverture décès sans exclusion chez plusieurs assureurs spécialisés.
  • HbA1c entre 8 % et 9 %, traitement optimisé, bilan de complications stable ou absent : solutions disponibles via les assureurs risques aggravés ; surprimes plus élevées mais couverture décès accessible.
  • Utilisation d'une boucle fermée ou capteur CGM avec TIR > 70 % : certains assureurs spécialisés intègrent favorablement ce niveau de suivi technologique dans leur évaluation.
  • Complications débutantes (microalbuminurie, rétinopathie non proliférante légère) : exclusions possibles sur les garanties incapacité liées aux complications, mais couverture décès généralement accessible.
  • Antécédent d'hypoglycémie sévère (perte de connaissance, hospitalisation) : critère d'aggravation analysé individuellement — délai depuis l'épisode et adaptation du traitement sont les arguments clés.

Formalités médicales demandées

Le questionnaire de santé demandera :

  • L'ancienneté du diabète et l'âge au diagnostic
  • Le type de traitement (multi-injections, pompe à insuline, boucle fermée)
  • Les dernières valeurs d'HbA1c (sur 12 à 24 mois)
  • Le bilan de complications récent : fond d'œil, microalbuminurie, créatinine, ECG
  • Les antécédents d'hypoglycémie sévère et leur fréquence
  • Le suivi diabétologique actuel

Pièces fréquemment demandées :

  • Résultats biologiques récents (HbA1c, bilan rénal, lipidique)
  • Compte-rendu du bilan ophtalmologique (fond d'œil)
  • Courrier du diabétologue décrivant l'équilibre actuel et les complications éventuelles

Exclusions fréquentes et comment les négocier

Pour les diabètes de type 1 bien équilibrés sans complication, les exclusions se limitent souvent aux événements directement liés aux complications (hypoglycémie sévère entraînant un arrêt de travail, progression d'une rétinopathie). La garantie décès est généralement accessible sans exclusion dès lors que l'HbA1c est dans une cible raisonnable.

La délégation d'assurance permet d'accéder à des assureurs qui lisent réellement le dossier médical — HbA1c, technologie utilisée, bilan de complications — plutôt que d'appliquer une grille forfaitaire « diabète type 1 = refus ou surprime maximale ».


Loi Lemoine : un accès sans questionnaire sous conditions

Sur certains prêts immobiliers destinés à financer un bien d'habitation ou mixte habitation/professionnel, le questionnaire médical peut disparaître lorsque les deux conditions suivantes sont réunies :

  • La part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne
  • Le contrat d'assurance arrive à échéance avant votre 60e anniversaire

Pour de nombreux diabétiques de type 1 qui empruntent dans la trentaine ou la quarantaine, ces conditions sont souvent remplies. Si c'est votre cas, aucun assureur ne peut vous demander de déclarer votre diabète — aucune surprime ni exclusion liée à l'état de santé ne peut alors être appliquée.

Vérifiez en priorité votre éligibilité à cette dispense avant d'entamer toute démarche auprès des assureurs.


Témoignage

Prénom modifié, identité protégée.

« J'ai un diabète de type 1 depuis mes 14 ans. À 35 ans, j'achetais mon appartement. Je pensais que l'assurance emprunteur serait un cauchemar. Valtya m'a d'abord vérifié si je pouvais éviter le questionnaire — mon prêt de 180 000 € et mon âge permettaient d'y échapper. J'ai signé au tarif standard. Je ne savais même pas que c'était légalement possible. »

— Aurélie, 36 ans, propriétaire depuis 2023


Valtya vous accompagne

Diabète de type 1 bien équilibré : des solutions existent dans la majorité des situations. Valtya commence par vérifier votre éligibilité à la dispense de questionnaire, puis identifie les assureurs spécialisés les plus favorables à votre profil.

Contactez-nous : appel gratuit, confidentiel, sans engagement.


Sources

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