Cancers
La loi Lemoine a profondément changé la donne : après 5 ans de rémission sans rechute, plus aucune obligation de déclaration ni de surprime. Avant ce délai, la délégation d'assurance ouvre l'accès à des assureurs spécialisés qui évaluent chaque dossier oncologique individuellement.
Maladies cardio-vasculaires
La loi Lemoine permet souvent d'éviter tout questionnaire médical pour les emprunts inférieurs à 200 000 € terminant avant 60 ans. Au-delà, l'ancienneté de l'épisode, la FEVG et la stabilité du traitement orientent vers les assureurs spécialisés les plus compétitifs.
Maladies métaboliques
Dyslipidémie, goutte et pré-diabète bien contrôlés n'engendrent en général aucune surprime. Pour les profils plus complexes — diabète, obésité sévère, syndrome métabolique — la dispense de questionnaire de la loi Lemoine est souvent le levier le plus efficace.
Santé mentale
La loi Lemoine dispense de tout questionnaire pour les prêts inférieurs à 200 000 € se terminant avant 60 ans — souvent le levier le plus direct pour ces profils. Au-delà, l'absence d'hospitalisation récente, la stabilité du traitement et l'insertion professionnelle sont les critères déterminants.
Maladies neurologiques
La forme clinique et le traitement en cours déterminent les conditions d'acceptation. Une épilepsie contrôlée, une migraine bien prise en charge ou une SEP stable sans poussée récente permettent souvent d'accéder à une couverture dans de bonnes conditions. La loi Lemoine est ici un levier central.
Maladies auto-immunes & inflammatoires
Les pathologies auto-immunes couvrent un spectre très large — de la thyroïdite de Hashimoto, acceptée sans surprime dans la quasi-totalité des cas, aux formes systémiques sévères. Le traitement efficace, la rémission documentée et l'absence de poussée récente sont les arguments qui font la différence. La loi Lemoine reste souvent le levier le plus direct.
Maladies infectieuses chroniques
Charge virale indétectable, guérison virologique confirmée ou infection ancienne bien suivie : les conditions d'accès à l'assurance emprunteur se sont considérablement améliorées ces dix ans. La loi Lemoine et les assureurs spécialisés ont changé la donne pour la plupart de ces profils.
Maladies respiratoires
Les pathologies respiratoires couvrent un spectre très large — de l'asthme léger, accepté sans condition dans la quasi-totalité des cas, à la fibrose pulmonaire où la loi Lemoine est souvent la voie principale. Le niveau de contrôle actuel, la spirométrie et l'absence d'événement aigu récent sont les critères clés.
Maladies rénales
Les pathologies rénales couvrent un spectre très large — de la lithiase bénigne et des infections urinaires, accessibles sans condition, à la transplantation rénale où la loi Lemoine est souvent la voie principale. Le DFG actuel, la stabilité de la fonction rénale et l'absence d'hospitalisation récente sont les critères clés.
Appareil locomoteur
Les TMS n'impactent jamais la garantie décès — uniquement la garantie ITT. La loi Lemoine dispense souvent de tout questionnaire pour les projets éligibles. Pour les autres, l'enjeu est la précision de l'exclusion : ciblée sur la pathologie documentée, une exclusion rachidienne ou articulaire a un impact limité pour les professions sédentaires.
Gynécologique
La grande majorité des pathologies gynécologiques — SOPK, fibromes, kystes bénins, ménorragies fonctionnelles — n'entraînent aucune condition particulière en assurance emprunteur. Pour l'endométriose et les cancers gynécologiques traités, la loi Lemoine est souvent le levier le plus direct. L'absence d'arrêt de travail récent reste l'argument le plus fort.