Guide assurance emprunteur

Assurance emprunteur et cancer du sein : emprunter après le diagnostic

Le cancer du sein est, en France, le cancer le plus fréquent chez la femme. Avec un taux de survie à 5 ans supérieur à 88 %, la très grande majorité des patientes traitées peuvent aujourd'hui accéder à une assurance emprunteur dans des conditions acceptables. La loi Lemoine a profondément changé la donne — voici comment en tirer parti.

Bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, une solution en délégation d'assurance existe.

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Rédigé par Valtya Relu par notre expert sélection médicale et risques aggravés

Publié le
09 avril 2026
Mis à jour le
08 mai 2026

Présentation médicale

Le cancer du sein touche environ 60 000 femmes par an en France. Il se développe à partir des cellules des lobules ou des canaux galactophores et se présente sous des formes très diverses : carcinome in situ (non invasif), carcinome infiltrant, formes HER2+, triples négatifs ou hormonodépendants. La prise en charge a considérablement évolué ces vingt dernières années — chirurgie conservatrice, traitements ciblés, hormonothérapie de longue durée — au point que de nombreuses patientes retrouvent une vie normale quelques mois après la fin des traitements actifs.

Le taux de survie nette à 5 ans dépasse 88 % tous stades confondus, et atteint 95 % pour les stades localisés. Cette réalité médicale doit se refléter dans vos conditions d'assurance.


Impact sur l'assurance emprunteur

Pour les assureurs, le profil d'une femme ayant eu un cancer du sein dépend avant tout de trois facteurs : le stade au diagnostic, le délai depuis la fin des traitements, et la présence ou non d'une hormonothérapie d'entretien en cours.

Ce que vous pouvez attendre selon votre situation :

  • Carcinome in situ (stade 0) avec recul de 1 an ou plus : conditions proches du standard, parfois sans surprime, accès direct à la grille de référence AERAS ou au droit à l'oubli selon le délai.
  • Stade I ou IIA, traitement terminé depuis 3 à 5 ans : surprimes de 25 à 100 % possibles chez les assureurs standard, mais des contrats alternatifs en délégation acceptent souvent ces profils sans exclusion sur le décès.
  • Hormonothérapie d'entretien en cours : la présence d'un traitement de fond n'empêche pas l'assurance. Certains assureurs spécialisés ne l'intègrent pas négativement dans leur tarification dès lors que le traitement est bien toléré et le suivi régulier.
  • Traitement terminé depuis plus de 5 ans, sans récidive : droit à l'oubli applicable — voir ci-dessous.

Formalités médicales demandées

Hors droit à l'oubli, le questionnaire de santé demandera :

  • La localisation et le type histologique (carcinome canalaire, lobulaire, in situ ou infiltrant)
  • Le stade TNM au diagnostic
  • Le protocole thérapeutique suivi (chirurgie, chimio, radio, hormonothérapie)
  • La date de fin du dernier traitement actif
  • Le suivi oncologique actuel (fréquence, résultats des derniers bilans)
  • L'absence ou non de récidive

Pièces souvent demandées :

  • Compte-rendu anatomopathologique de la pièce opératoire
  • Courrier de fin de traitement ou de mise en surveillance active
  • Résultats des derniers bilans sanguins et examens d'imagerie

Exclusions fréquentes et comment les négocier

Les exclusions les plus courantes sur les contrats standards concernent les garanties ITT et IPT lorsqu'elles sont liées à une rechute ou aux séquelles des traitements (fatigue chronique, lymphœdème, neuropathie périphérique post-chimiothérapie).

Leviers de négociation :

La délégation d'assurance (loi Lemoine) vous permet de contourner le contrat groupe de votre banque, souvent peu compétitif pour les profils oncologiques. Des assureurs spécialisés acceptent régulièrement de couvrir le décès et la PTIA sans exclusion liée au cancer, dès lors que le recul est suffisant.

Pour les garanties ITT, un rachat d'exclusion partiel peut être négocié moyennant une surprime : vous couvrez ainsi les situations liées à une récidive contre un surcoût limité. Valtya identifie les assureurs les plus favorables selon votre profil spécifique.


Loi Lemoine : quand le questionnaire n'est plus demandé

Depuis le 1er juin 2022, la loi Lemoine a instauré un droit à l'oubli universel pour tous les anciens patients atteints de cancer :

5 ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute, vous n'avez plus à déclarer cet antécédent de cancer du sein dans le questionnaire de santé. Si vous le déclarez malgré tout, l'assureur ne peut appliquer ni surprime ni exclusion au titre de cet antécédent.

Ce droit s'applique aux prêts immobiliers, aux prêts à la consommation affectés ou dédiés, ainsi qu'aux prêts professionnels destinés à l'acquisition de locaux et/ou de matériels, à condition que l'assurance arrive à échéance avant votre 71e anniversaire. Le seuil de 420 000 EUR relève surtout de la grille de référence AERAS et de l'accès au 3e niveau pour certains dossiers immobiliers ou professionnels, pas du droit à l'oubli lui-même.

Avant de remplir tout questionnaire, vérifiez votre éligibilité au droit à l'oubli. Si vous approchez de ce délai, il peut être judicieux de repousser la souscription de quelques mois pour en bénéficier pleinement.

Pour les patientes dont le traitement s'est terminé depuis moins de 5 ans, la grille de référence AERAS prévoit des conditions standardisées — sans surprime ni exclusion — pour les carcinomes in situ dès 1 an après la fin du traitement.


Témoignage

Prénom modifié, identité protégée.

« J'avais eu un cancer du sein à 38 ans, stade II, chimio et radio, tout s'était bien passé. Quatre ans plus tard, on cherchait à acheter notre résidence principale. La banque m'a proposé son assurance groupe avec une surprime de 150 % et une exclusion ITT complète. J'ai refusé. Valtya m'a trouvé un contrat en délégation avec une surprime de 55 % sur le décès et aucune exclusion. La différence sur 20 ans représentait plus de 12 000 €. Je n'aurais jamais imaginé que c'était négociable. »

— Sophie, 43 ans, propriétaire depuis 2023


Valtya vous accompagne

Un antécédent de cancer du sein ne ferme aucune porte — il demande simplement de frapper à la bonne. Valtya analyse votre situation, identifie les assureurs les plus favorables à votre profil et négocie les conditions en votre nom.

L'appel est gratuit, sans engagement, et confidentiel. Prenez contact : nous vous rappelons sous 24 heures.


Sources

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